Accueil du site > Les tiroirs aux questions > Cosmologie > Pourquoi observe-t-on beaucoup plus de galaxies dans certaines (...)

Pourquoi observe-t-on beaucoup plus de galaxies dans certaines constellations que dans d’autres ?

Axelle (13 ans, Braine-le-Comte, Belgique)

lundi 6 septembre 2010, par Yves-Patrik Maillard

Bonjour Axelle,
Lorsque tu observes le ciel nocturne en direction d’une constellation précise, tu te restreins à une direction bien privilégiée. cliquer Tu observes en fait ainsi les objets qui sont situés dans l’alignement de toi-même et de la constellation choisie. Sans autre forme d’analyse, tu ne peux pas avoir d’information quant à la profondeur ( distance ) dans ton champ de vision. Il se peut ainsi que des objets très éloignés dans la réalité se retrouvent côte à côte devant tes yeux. Pour t’en convaincre, observes à l’occasion une rangée d’arbres. Dans une première situation, place-toi dans le prolongement ou presque de la rangée. Tu verras ainsi les arbres très proches les uns des autres. Dans une deuxième phase, positionne-toi perpendiculairement à la rangée. Tu auras alors une meilleure information quant à la distance qui sépare effectivement les arbres.
Cette considération demeure valable concernant les constellations elles-mêmes. Nous formons des images dans le ciel en joignant des étoiles qui scintillent sur un fond apparemment plan. Nous n’avons pas accès à la profondeur. Les sept étoiles principales de la Grande Ourse sont situées de 53 à 140 années-lumière, par exemple, sans que nous n’en ayons conscience.
L’univers, tel qu’il a été observé à ce jour et tel qu’il a dû naître dans le Big-Bang primordial, présente une densité de matière globalement homogène, en première approximation, en moyenne un atome par centimètre-cube. Mais il n’y a qu’à se rendre compte de notre propre situation pour constater que localement de sérieuses inhomogénéités apparaissent, de gros grumeaux, tantôt nuages, galaxies, étoiles ou planètes, telle celle qui t’a vue naître et te permets d’ouvrir tes yeux sur l’immensité de l’univers alentour.
En conjuguant les deux éléments ci-dessus, on peut facilement se convaincre qu’il suffit d’être fortuitement aligné avec plusieurs grumeaux locaux pour avoir l’impression d’une foule immense alors que dans la réalité, les distances qui les séparent peuvent être.... astronomiques !
... avec mon céleste bonjour, en te souhaitant de splendides nuits étoilées... Yves-Patrik